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TRAIT D'UNION N° 65

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EDITORIAL

Il y a quatre ans, dans le Trait d’Union de Juillet 2006, je faisais l’apologie de notre commune sur le plan touristique, et je vous indiquais qu’elle réunissait toutes les conditions pour devenir et être classée commune touristique.
Si les textes législatifs et réglementaires, alors en vigueur, ne le permettaient pas encore, de nouvelles dispositions promulguées en 2008 permirent d’envisager ce classement.
C’est ainsi que tout a été entrepris, qu’un dossier solide de demande de classement a été élaboré avec l’Office de Tourisme et les services administratifs de la mairie, dossier présenté au Préfet du Val d’Oise qui, le 11 mai 2010, a pris l’arrêté de classement de commune touristique pour Asnières sur Oise.
L’obtention de cette dénomination de commune touristique pour Asnières sur Oise n’est pas le fait du hasard, dans le Val d’Oise et selon un tableau transmis par la préfecture, seule la commune de l’Isle Adam est classée commune touristique, classement qu’elle a obtenu en 1949.
Le classement n’est pas définitif, il est valable pour une durée de cinq ans. Pendant cette période, nous devrons tout mettre en œuvre pour conduire et renforcer nos actions vers le tourisme, sans bien sûr s’écarter des autres axes de développement …
Pour financer les actions à destination du tourisme, le classement en commune touristique permettra d’instituer la taxe de séjour, taxe applicable aux personnes séjournant soit dans les deux campings de tourisme installés dans notre commune ou encore dans les chambres de l’Abbaye de Royaumont, ou en gîtes et chambres d’Hôtes, et qui n’acquittent aucune des trois taxes locales (taxe d’habitation, taxe foncière sur le bâti, et le non bâti).
C’est fin juin 2010 que le Conseil Municipal s'est prononcé sur l’institution de cette nouvelle taxe qui sera établie de façon forfaitaire.
Je voudrais ici remercier tous les acteurs qui ont permis l’obtention de ce classement que je voulais pour notre commune.
A la veille de ces vacances, je vous souhaite de belles et bonnes vacances d’été 2010.

Claude Krieguer, votre Maire


Dénomination commune touristique

Par arrêté du 11 mai 2010, le Préfet du Val d’Oise a dénommé la commune d’Asnières-sur-Oise « commune touristique » pour une durée de 5 ans.
Cette décision fait suite à une demande de la commune présentée à la Préfecture, conformément aux dispositions du décret du 3 septembre 2008. C’est également le résultat d’un travail important de recherche et de synthèse réalisé par les services municipaux en étroite collaboration avec l’Office de Tourisme et de nombreux acteurs de la vie associative.
La Commune disposait de tous les critères pour cette dénomination :
• un Office de Tourisme classé catégorie 1 étoile depuis le 11 janvier 2010,
• une capacité d’hébergement pour accueillir une population non permanente (chambres en hôtellerie à l’Abbaye de Royaumont, chambres d’hôtes Le Clos des Fées, le « Camping des Princes » catégorie 2 étoiles loisirs et le camping « Le Grand Clos » catégorie 3 étoiles loisirs),
• un territoire composé de sites historiques et de 95% d’espaces naturels,
• des manifestions et animations organisées par l’Office de Tourisme et diverses actions municipales en périodes touristiques.
Cette dénomination va permettre au Conseil Municipal de délibérer pour instaurer, à compter du 1er janvier 2011, une taxe de séjour en fonction de la nature des hébergements. Le produit de cette taxe sera affecté aux dépenses destinées à favoriser la fréquentation touristique de la commune. FJ



LE MOT DU CONSEILLER :
Développement d’une commune et urbanisme

Le P.L.U. (Plan Local d’Urbanisme) prévoit et organise le développement de la commune ; situé en bas de l’échelle des divers dispositifs d’urbanismes et de développements des territoires, il ne peut aller à l’encontre du SDRIF (Schéma directeur de la Région Ile de France) et doit rester compatible avec la Charte du P.N.R Oise Pays de France ainsi que du SCOT (Schéma de cohérence territoriale) en cours d’élaboration pour notre secteur.
Notre P.L.U. semble pour certains administrés contraignant : satisfaire les « goûts et les couleurs » de chacun, même pour un village comme Asnières sur Oise d’environ mille foyers est un vain espoir. Il appartient aux administrés de s’adapter au règlement et non au règlement de s’aligner sur le cas particulier de chacun. Après trois années de pratique, nous avons effectué récemment quelques réglages nécessaires sous forme de modifications qui n’ont amené aucune remarque des Asniérois au dossier de l’enquête publique.
Nous avons profité de ces modifications pour réglementer, en étroite collaboration avec l’Architecte des Bâtiments de France, la pose des panneaux solaires. Ce système d’économie d’énergie nécessaire, semblait vouloir être exploité par des « commerciaux » plus avides de bénéfices que de respect de l’environnement et de sauvegarde de la planète.
Notre P.L.U. est également une protection contre les prédateurs d’espaces naturels, leurs concepteurs n’ont pas attendu « la mode écolo » ; conçu dans l’esprit du respect des sites qui l’accueillent, des traces de son passé et de son histoire, il préserve un très grand nombre d’espaces naturels (parc des châteaux notamment) ; les zones agricoles sont bien définies. Une erreur de quarante ans n’a pu être rectifiée : la station d’épuration plantée au milieu de la Plaine agricole d’Asnières sur oise ; certains ont cru qu’à l’occasion de la mise aux normes européennes de cette station on pouvait la déplacer, le coût financier, la lenteur des démarches administratives d’une telle opération font que cette « erreur », vieille de quarante ans, s’avère irréparable.
Il convient de rester vigilant pour d’autre projet : le déplacement éventuel de la Gendarmerie de Viarmes, par exemple. Nous pensons possible de concilier la nécessité de déplacer la Gendarmerie à l’endroit désiré par le commandement du Val d’Oise et le respect de notre environnement.
Les possibilités de construire sur la commune diminuent d’années en années, il n’est pas d’actualité d’étendre le périmètre constructible, ni encore moins de lever la protection sur les espaces naturels ; le développement de notre commune n’a d’avenir que par la friche « Vulli » et devra rester à l’échelle de village. Il n’existe pas, ni aujourd’hui ni en prévision, d’infrastructures et superstructures qui permettent d’envisager un essor important de notre commune. D’ailleurs le souhaitons-nous ?
Il est vrai que vivre dans un village est socialement plus désavantageux que dans les grandes agglomérations offrant un maximum de services et d’aides de toutes sortes.
Quarante trois employés et une masse salariale représentant 50 % du budget, limitent considérablement les possibilités de notre commune de progresser dans ce domaine. Vivre dans une commune comme Asnières sur Oise est un choix qu’il convient d’assumer : un certain cadre de vie, un environnement paysager, la possibilité de se côtoyer facilement, mais l’impossibilité de rivaliser avec le « social » des grandes agglomérations.
Pourtant, il fait bon de vivre à Asnières sur Oise. HPO


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